Je reprends l'antenne.
Certes, la tension est retombée mais elles ne sont pas encore rentrées, ne mollissons pas.
Bon, déjà, 64èmes, pour une première participation, et au vu de leurs galères, je trouve cela loin de déshonorant ! Suis assez fière d'elles, perso.
Et j'ai du mérite.
Parce que je n'ai toujours pas eu la queue d'une info directe, là. Gniiiiii...
Oh, je vois bien ce qu'il se passe, té.
Ces demoiselles se reposent.
Mènent une vie de princesses. De party animals.
Je résume la fin de l'aventure :
- course de vitesses sur le lac Iriki, ENFIN l'occaz de mettre les gaz et de passer la cinquième !!
- première soirée d'adieu, non-officielle, avec lâchage de corps épuisés mais néanmoins groovy sur la piste de danse du bivouac de Foum-Zguid ! (ce nom...)
- à Essaouira, dans un genre de palace (enfin, en comparaison avec la tente de nains, quoi), soirée dite « de gala ». Et que je te fais péter la robette (dans le cas de Floflo, c'est une image) et le mascara Triple Curl. Et que je me rue sur le buffet après les rations militaires. Et que je finis en after sur les toits d'un bar de la Medina. C'est du propre, tiens.
- projection officielle du film du Rallye, genre je me prends un peu pour Scarlett.
- défilé des gazelles sur une charmante plage, avec escorte de croquignolets cavaliers marocains en armes et costumes traditionnels. Je lis : « assises sur les capots, crinières au vent, les Gazelles ont donné leur dernière représentation ». Comme quoi, tout le monde n'a pas oublié comment faire un brushing.
- remise des prix officielle.
Je vois bien.
Elles ont pris le MELON, oui.
En plus, Flo est passée sur TF1, concentrée et quasi-fraiche, ça n'aide pas.
Ce qui va me les calmer, c'est que là, sauf erreur, elles sont de retour sur le ferry, dans la cabine de 2m2 pour 4 dont la moquette renarde le pied mort, ça te rend le sens des réalités.
A l'aller, elles ont tranquillou profité de la traversée pour mater le match (enfin, le match, la branlée, ouais) France-Angleterre avec les mécanos (leur côté sociable). Là, ne serais pas surprise d'apprendre qu'elles ronquent non-stop.
Ce qui m'inquiète un peu, à ce stade, c'est le phénomène de mimétisme. Le mimétisme, pour ceux qui ont séché la bio, c'est une stratégie adaptative d'imitation, fréquente notamment chez les insectes (mais pas que).
Hé ben, chez la Christelle&Flo, ça donne une espèce d'appropriation des tics de langage de l'autre.
Parce que, le fameux côté « rencontre avec soi-même » de l'aventure, en vrai, vues les circonstances, ça donne surtout une rencontre avec l'autre-même bien carabinée.
18 heures par jour de symbiose, ça crée des liens.
Par exemple, déjà un mois avant le départ, Flox ne pouvait pas faire une phrase sans caser « en tant que tel ».
Et le champ lexical de Christelle commençait à sérieusement s'étendre vers le, disons, relâché. Le direct viril, quoi. Je me comprends.
Alors, là, après avoir passé 15 jours littéralement collées à la hanche, je me demande ce que ça va donner...
Tout est possible.