Non pas que j’aie imaginé une seconde qu’un rallye dans le désert, mené avec vague carte (c’est COMMENT, une carte du désert ??) et boussole même pas reliée au moindre satellite, allait se comparer une seconde à un séjour au Spa de Bora-Bora, mais, quand même, quand les filles ont commencé la vraie prépa, j’ai un peu frémi aux récits.
Parce que se retrouver un samedi à 6h du mat, par -7°, en compagnie de quarante autres frigorifiées, dans le mess non chauffé de la base militaire du 61ème régiment d’artillerie de Chaumont (délicieux endroit auquel on n’accède de surcroit qu’au terme d’un long périple qui se finit à la micheline…), ce n’est pas exactement ma conception de la félicité. Surtout que les donzelles ont eu droit, en guise de prélude à ce week-end «Stage de Préparation à la Navigation», à un exhaustif exposé de 45 minutes sur l’activité du régiment. Vous imaginez aisément leur état de pure fascination. Il en ressort que les drones (voyez Wiki si le terme vous interpelle, suis un peu short en infos sur les aéronefs), c’est hypra important pour la défense du territoire et tout ça. Ce que personne ne songe à contester, fouyouyou non, mais 6H du mat.
De ce que j’ai compris, l’espèce de course d’orientation qui a suivi était basée sur un principe de balise. Il fallait les localiser toutes en 15 minutes. En 45, Christelle et Flo ont surtout réussi à se prendre dans les ronces, ce qui est nuisible à l’intégrité physique de la doudoune.
Notons cette belle concentration (et ce petit concours de bonnets...) :
Puis un adjudant-chef (ou genre), de type jovial et direct, a ouvert le cours de topographie par un frais : « tu te pointes ici, Ch’tite Mère ».
La conclusion des épisodes suivants, c'est que la topographie, c’est technique.
Et ça, c’était juste le samedi.




Flux RSS/ATOM